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15 février 2008
S’assurer pour mieux… s’assurer de se faire fourrer Or j’ignore pourquoi, mais nous commençons à douter sérieusement de notre soi-disant « assurance ». Pourquoi ? C’est simple ; tout le monde a entendu l’histoire d’une personne qui n’a pas été remboursée par son assureur pour une raison quelconque. Ainsi, la peur nous envahit aussitôt que nous décrochons le téléphone pour faire appel à ces services. Les compagnies d’assurances sont extrêmement puissantes dans notre monde. Aucun gouvernement digne de ce nom n’osera s’attaquer à leurs pratiques immorales. Constatez-le par vous-même en faisant l’expérience suivante : prenez un de vos contrats d’assurance et lisez-le lentement, au grand complet. Surtout les petites lignes presque invisibles au bas des pages ! Si vous avez un doute, utilisez les services d’un avocat. D’ailleurs, en général, c’est lui qui les rédige. Vous savez, ces contrats pleins de vides juridiques donnant l’avantage aux assureurs ? Vous croyez que votre maison est bien assurée ? Certes, elle l’est. Contre les termites africaines, les raz-de-marée provenant de l’océan Indien, les feux de brousses (surtout si votre condo est en plein centre-ville de New York), le vandalisme à condition qu’il soit survenu lors d’une révolution… Vous êtes parfaitement couvert contre le vol ? Aucun problème ! Si l’on a volé votre système de son, l’assureur vous remboursera à condition que votre femme ou vos enfants ne figurent pas parmi les suspects. Et si la police ne soupçonne aucun membre de votre famille ? Un seul doute dans l’esprit de l’assureur suffit pour que celui-ci refuse de vous rembourser, car c’est son doute qui prime. Votre femme est morte écrasée par une voiture ? L’assureur payera à condition que votre femme ne se trouvait pas dans la rue ce jour-là. Votre maison est inondée ? Aucun problème ! En autant qu’elle ne se trouve pas dans une zone inondable. Et j’en passe… Il serait simple de faire un contrat d’assurance protégeant vos biens ou votre personne sans aucune condition. L’assureur accepterait, mais les primes seraient extraordinairement élevées. On pourrait y lire une seule ligne : « Vos biens sont assurés ». Essayez pour voir ! Je vous assure que le contrat comprendrait une vingtaine de pages malgré la simplicité de la couverture. Ainsi, lors d’une réclamation à votre assureur, ce dernier enverrait le meilleur inspecteur sur les lieux. En fait, il choisirait le premier crétin croisé dans le corridor de ses bureaux. De toute façon, enquête ou pas, la première lettre que vous recevriez serait une confirmation de non-paiement pour la raison A133G. Plus de 40 % des gens acceptent le verdict sans combattre. Ça, les assureurs le savent ! Ceux qui voudraient s’opposer à la décision devraient le faire à l’aide d’un avocat. Ça aussi, la compagnie d’assurance le sait ! Elle a les moyens d’attendre que votre avocat vous ruine pour gagner sa cause. Les compagnies d’assurance ne sont pas de bonne foi. À quand un gouvernement pour étatiser ces sociétés ? Car lorsque nos élus tricheraient, il y aurait au moins une partie des profits qui seraient retournés à la société.
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