![]() |
||||
|
|
Vous êtes ici : > Les régions | > Abitibi-Témiscamingue | > fiche
Chronique du pays des eskers AU PAYS DES CONTEURS En effet, le Festival de contes et légendes en Abitibi-Témiscamingue tenait dernièrement sa 3e édition. Malgré un temps à ne pas mettre son chien trop longtemps dehors, le Festival a connu du succès. En avant-première, les conteurs Jocelyn Bérubé, Alain Lamontagne et André Lemelin ainsi que la conteuse Renée Robitaille sont allés rencontrer, dans les écoles, des centaines d’élèves et d’étudiants du primaire et du secondaire. En avant-première également, le mercredi, André Lemelin et Marco Veilleux sont allés amuser la galerie à la Taverne du Chasseur à Senneterre. L’ouverture officielle du jeudi était animée par Margot Lemire et Nico Garceau, la directrice artistique du Festival. Nous avons découvert que cette dernière était également conteuse quand elle nous a livré un conte irlandais. Pendant la cérémonie, un mignon Petit Poucet a distribué des pierres de lune aux conteurs présents. Le même soir, le concours de la meilleure menterie a fait salle comble au petit café du Centre d’études supérieures Lucien-Cliche où l’on présentait sept candidats. Guillaume Beaulieu, de La Sarre, a été couronné meilleur menteur avec une histoire de pin rouge aussi haut que la plante dans l’histoire de Jacques et le haricot magique. Marta Saens de la Calzada est arrivée 2e avec le récit d’une invasion de fourmis géantes. En 3e place, Victor-Hugo Saint-Germain nous a presque fait croire qu’il avait découvert un cimetière inuit dans la réserve faunique La Vérendrye. Beaulieu pourra ainsi participer au Rendez-vous des Grandes Gueules de Trois Pistoles en octobre prochain. Le lendemain, les cinq-à-septeux du bar Le Rafiot se sont fait charmer par les coquineries de Renée Robitaille et les contes drôles et tonitruants du Breton Lucien Gourong, MA découverte. La finale de la RIRAT (régie de l’improvisation régionale de l’Abitibi-Témiscamingue) a eu lieu au chevalement numéro 7 de la Cité de l’Or et l’équipe de Val-d’Or l’a emporté de justesse sur celle d’Amos. La nuit des conteux, habilement animée par Maurice Joseph Duclos, a vu défiler pas moins de neuf conteurs et leurs contes, les premiers sous une petite pluie fine, les autres dans la grande salle du chalet d’accueil du ski de fond de Val-d’Or. Les festivaliers en ont eu pour l’argent qu’ils n’ont pas déboursé, puisque l’événement était gratuit. Samedi : dîner conté au restaurant Del, avec Jocelyn Bérubé et Pierre Labrèche. Une expérience à répéter. Samedi : Souper-conférence-conté à l’Auberge Harricana, à quelques kilomètres de la ville, sur les bords du lac Lemoyne. Quelque 100 convives pour un repas breton digne des plus grandes cuisines, 100 convives sous le charme de la conteuse Pétronella, sous l’intérêt suscité par Marie-Fleurette Beaudoin, la représentante de Planète Rebelle, 100 convives étonnés de la verve truculente de ce bon vieux Lucien Gourong. Puis, un peu plus tard, l’incontournable tournée à la Cité de l’Or. Renée Robitaille est descendue sous terre, dans le dédale des cavernes obscures, pour raconter ses histoires aux troglodytes d’un soir, pendant qu’à la surface, Jocelyn Bérubé, André Lemelin et Marta Saens de la Calzada charmaient les terriens. Puis, conteurs et contents se retrouvèrent tous ensemble dans le chevalement numéro 7 pour le numéro final offert par Alain Lamontagne. Le lendemain, ce fut la randonnée vers et dans l’histoire et la petite histoire. Dans un autobus bondé, les passagers baladeurs s’en sont fait raconter des vertes et des pas mûres par un animateur qui fabulait, et une animatrice qui rétablissait la vérité en s’en tenant aux faits strictement historiques. L’autobus a fait un arrêt à Sullivan où Renée Robitaille a raconté une histoire de tigre dans l’ancienne salle du conseil. Puis, à l’église de Vassan, Lucien Gourong nous a, entre autres, parlé d’une histoire de diable. Quel charmant iconoclaste ! Dans le pont couvert, Claude Boutet, en grelottant, nous a raconté l’histoire de la première femme. Un peu plus loin, Doris Saint-Pierre, dans une école, nous a fait connaître Ti-Noël. Rencontre émouvante entre Doris et Lucien. La soirée de clôture a vu défiler Anna Mowatt et sa fille Émilie, de Pikogan, près d’Amos, qui nous ont présenté un conte algonquin suivi d’une chanson. Alain Lamontagne a pris la relève en réinventant le mythe de Sisyphe, suivi de Jocelyn Bérubé et de Lucien Gourong, trois conteurs d’une grande générosité. Ouf ! Quel festival ! > Lire les commentaires sur cet article
|
|
||